Notre programme

Enseignement et education

Nos mesures pour la 7ème circonscription hors de France

Le réseau de l’enseignement français à l’étranger est composé de 552 établissements implantés dans 138 pays, qui scolarisent près de 380 000 élèves dont 60% d’autres nationalités. Depuis 2017, 500 postes dans les établissements scolaires français à l'étranger ont été supprimés. Les politiques libérales dans l’éducation ont frappé de plein fouet les options d’enseignement offertes aux français de l’étranger, qui sont deux fois plus nombreux, plus jeunes et plus précaires qu’il y a 20 ans. 

 

L’un des objectifs de l'AEFE étant de promouvoir le rayonnement de la culture française à travers le monde, l’accès aux établissements du réseau par les étudiants étrangers a augmenté ces dernières années. L’objectif affiché de l’AEFE est de doubler les effectifs d’élèves à l’horizon 2030, alors que la part des français de l’étranger n’augmente pas dans cette proportion. Les frais de scolarité ont continué à augmenter au même rythme que ces ambitions: atteignant jusqu’à 38 000 Euros pour des établissements privés (ex: New York), qui représentent dans certaines régions la seule option d’enseignement français, dont la continuité est nécessaire pour de nombreuses familles françaises résidant à l’étranger. 

 

La mission de l'Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est d'harmoniser les pratiques d’enseignement français à l’étranger. L'Agence coordonne le réseau de l'enseignement français à l'étranger, elle le structure en zones de mutualisation des moyens et pilote l'emploi des concours humains et financiers apportés par l’État au fonctionnement des établissements d'enseignement français à l’étranger.

 

L’AEFE recrute, rémunère et accompagne les personnels titulaires de l’Éducation nationale qu'elle affecte aux établissements dont elle a la gestion directe (68) ou qui lui sont associés par une convention (163). Elle n'affecte pas de personnels dans les établissements partenaires (321) mais inclut ces établissements dans le fonctionnement du réseau. 

 

Il y a trois types d'établissements :

  • 68 établissements directement gérés par l’AEFE (EGD): leur budget est agrégé chaque année à celui de l’AEFE  
  • 163 établissements conventionnés à but non lucratif: 
  • 321 établissements homologués partenaires privés.

 

Le financement de l’ensemble de ces établissements vient de subventions mais également de fonds propres (frais de scolarité). La part des fonds propres dans le financement a augmenté ces dernières années: , passant de 60 % de prise en charge de par l'État au début des années 2000 à 40% aujourd’hui. L'apparition des contrats locaux est responsable d'une grande disparité de salaires pour le même travail et a mené à des disparités de pays à pays car cela dépend du niveau de vie et des conventions collectives pour les personnels enseignants. Ce genre de contrats a été interdit dans certains pays, mais les inégalités subsistent dans de nombreux cas. 

 

Le développement des établissements partenaires privés revient à soutenir l’enseignement privé comme unique possibilité de l’enseignement républicain pour les Français de l’étranger. Le personnel de ces établissements a accès aux dispositifs de formation continue mises en place par l’AEFE. Tout comme les autres types d’établissements, les établissements partenaires privés sont homologués et respectent les programmes de l’enseignement français. Toutefois, en l’absence de convention pédagogique, administrative et financière avec l’AEFE, le suivi sur l’ensemble des classes des établissements n’est pas à la hauteur. 

 

Les mesures que nous portons : 

  • Dans un premier temps, augmenter le budget des bourses et assurer une communication ambitieuse envers la communauté française pour une transparence des taux et une révision des critères d’attribution prenant en compte les familles issues de la classe moyenne et les familles monoparentales
  • Faciliter l’obtention des bourses à travers des démarches en ligne, un stockage sécurisé des dossiers d’une année sur l’autre, le partage d’infos (sécurisées) aux Président.e.s de Conseils consulaire avant les décisions d’attribution
  • Avancer vers la gratuité universelle et plus de mixité sociale dans l’enseignement français à l’étranger, conformément aux objectifs de constitutionnels d’un enseignement gratuit et laïc
  • Pour les enseignants et les personnels d’établissements, nous veillerons à l’harmonisation des rémunérations et des avantages sociaux entre salariés de droit français et ceux en contrats locaux
  • Travailler à l’harmonisation des rémunérations et avantages sociaux entre salariés de droit français et slariés en contrats locaux, dans tous les établissements du réseau AEFE
  • Mettre en place des conventions collectives internationales et une charte sociale de respect des droits des travailleurs pour obtenir le label AEFE, en particulier leur droit à être représentés dans les instances
  • Déployer des nouveaux établissements dans des lieux encore dépourvus d'établissements
  • Déconventionner et arrêter les subventions de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) pour des établissements qui refusent le statut d’écoles conventionnées à but non lucratif
  • Donner au centre national d'enseignement à distance (CNED) les moyens de sa fonction d'organisme public d'enseignement à distance 
  • Cesser la fermeture de centres culturels et renforcer les structures existantes de diffusion du français, les instituts français, les Alliances françaises et l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et le soutien aux associations FLAM. Ce soutien doit inclure une révision des critères de subventionnement pour diminuer la part du bénévolat et améliorer l’accès à des locaux pour les associations FLAM 
  • Promouvoir la mutualisation des besoins administratifs et de gestion des écoles FLAM proches sur des zones de proximité pour aider à leur maintien et leur développement 
  • Mettre fin à l’augmentation incessante des frais de scolarité liée au désengagement de l’État
  • S’appuyer sur les postes diplomatiques et leurs interlocuteurs locaux pour susciter la création de sections bilingues dès la maternelle et le primaire
  • Donner à l’AEFE les moyens d’accomplir sa mission d’opérateur public et redonner à l’AEFE sa capacité d’emprunt 
  • Augmenter les ressources humaines du réseau AEFE pour que cet organisme assure sa mission de pilotage pédagogique et de gestion financière et administrative pour éviter des crises liées à la mauvaise gestion ou à la méconnaissance de la fiscalité locale, qui engendrent des hausses de frais de scolarité à la charge des familles
  • Supprimer la limite du détachement des professeurs résidents à 6 ans, qui constitue un frein à la mobilité
  • Soutenir le Label France-Éducation pour des classes bilingues dans les écoles du réseau local mais en le modifiant en y mettant plus de moyens
  • La création des nouveaux Instituts Régionaux de Formation devra être suivie afin que cette filière assure une formation de qualité pour les personnels de droit local sans devenir un alibi pour arrêter le détachement des personnels de l’éducation nationale